Penseur

dimanche, juillet 29, 2007

Des chasseurs de primes scientifiques ?

Le rythme peu soutenu du blog ces derniers temps etait un indice. Entre la douce torpeur de la chaleur de l'ete et quelques vacances, le blog est en semi-pause en ce moment.
En attendant, je vous propose de jeter un oeil sur Innocentive (decouvert via le blog de Francis Pisani). Sur ce site, des entreprises peuvent proposer des "challenges", qui sont des problemes industriels ou scientifiques pour lesquels ils demandent l'aide des "solvers". Les problemes sont generalement dans le domaine de la chimie, des sciences de la vie ou des sciences des materiaux, mais il y a aussi un peu de mathematiques, de physique, ou du design technologique.
Les recompenses pour les problemes resolus vont de 10 000$ a 100 000$. Pour les entreprises, les benefices sont une externalisation de certains problemes de R&D sur lesquelles elles n'ont pas l'envie ou les moyens de faire plancher leurs equipes - et elles ne paient que si le probleme est resolu.
Qu'en pensez-vous ? Pensez-vous qu'un tel modele economique puisse se developper au dela de l'intuition occasionelle ? Pourrait-on voir apparaitre des chercheurs "chasseurs de primes" ?

3 commentaires:

Raja Craps a dit…

y'a mieux hein : http://www.savants.fr ... Un hard-discounter des "scientists of fortune" (savants mercenaires), qui garantit le résultat puisque c'est au client d'indiquer quelles conclusions doivent être dégagées.

Matthieu a dit…

oui, sauf que bon, celui-la, c'est de l'humour...

Eric C. a dit…

"Scientifique mercenaire" à plein temps ? Je ne sais pas si le concept aurait du succès ...
L'exemple d'Eternity montre que l'on peut attirer du monde, beaucoup de monde, en promettant une cagnotte à quiconque résoudra un problème. Mais il s'agit là d'un problème ludique, sur lequel les "chercheurs" bosseront pendant leurs loisirs.
Si cela doit devenir une activité professionnelle à plein temps, et donc la seule source de revenus potentielle, les candidats seront sans doute moins nombreux à se bousculer au portillon.
Entre la rémunération fixe qu'on propose habituellement à un scientifique, peu ou pas indicée à sa réussite, et une rémunération variable très aléatoire, m'est avis que beaucoup choisiront la solution la plus confortable. Mais les plus audacieux se laisseront sûrement tenter ... :)